Avec un budget annoncé de 180 millions d'euros, la Coupe du monde de rugby 2007 que la France doit, en partie, accueillir est devenu un événement considérable qu'il faut bien rentabiliser.
Le comité d'organisation du Mondial 2007 a dévoilé le calendrier de la phase finale, ainsi que le prix des places.
De toute évidence, les considérations économiques ont prévalu pour établir le calendrier officiel des quarante-huit rencontres réparties sur douze villes, dont dix françaises (Bordeaux, Lens, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Paris, Saint-Denis, Saint-Etienne et Toulouse) et deux britanniques (Edimbourg et Cardiff).
Petit exemple. Le Consortium du Stade de France aurait accepté de réduire sa facture de location (600.000 euros par match au lieu de 1,2 million d'euros).
Avec ses 80.000 places, il accueillera sept rencontres, dont un quart de finale, les demi-finales (13 et 14 octobre) et la finale (20 octobre).
Au premier tour, la France s'y produira pour l'ouverture de la compétition (le 7 septembre) contre le premier pays de l'Amérique du Sud, vraisemblablement l'Argentine, et devant l'Irlande. Le XV de France ira également en province, à Toulouse (36.250 places) pour affronter le premier de la zone Afrique (Maroc ou Côte d'Ivoire) et à Marseille (60.000 places) contre le 1er qualifié européen (Géorgie ou Roumanie). En terminant en tête de sa poule (D), la France resterait à Marseille pour son quart de finale avant de revenir à Saint-Denis pour l'éventuelle demi-finale.
Un autre quart de finale sera disputé à Marseille, ainsi qu'à Cardiff (73.479 places). Vous avez ici remarqué que Toulouse est tout de même superbement ignoré. La raison est purement économique.
Trop petit, le Stadium ne permet pas de dégager des recettes satisfaisantes pour les organisateurs. La ville a pensé un moment compenser le manque à gagner estimé entre un quart dans la capitale de l'ovalie en France et un quart à Saint-Denis, Cardiff ou Marseille. Coût : 2,4 millions d'euros. Exit Toulouse qui n'a pas trouvé de mécène. Ici, un petit rappel s'impose.
Pour prendre de vitesse l'Angleterre, la France a promis beaucoup. Elle s'est engagée à verser 72 millions d'euros à la branche commerciale de l'IRB, Rugby World Cup (RWC)
. Il faut ajouter dix autres millions pour les pays celtes (Pays de Galles, Irlande, Ecosse) en échange de leur soutien. Et comme l'argent des télévisions ne profite qu'à l'IRB, la billetterie est devenue stratégique pour l'organisateur.
Retour au calendrier. Tenante du titre, l'Angleterre jouera notamment à Lens (41.649 places) face au pays qui terminera troisième des qualifications de la zone Amériques. Les Anglais disputeront ensuite un match très attendu le 14 septembre au Stade de France face à l'Afrique du Sud. Ils rencontreront un pays issu des qualifications (zone Océanie) à Nantes, et enfin une nation issue des repêchages à Paris (Parc des Princes).
La France espère battre le précédent record australien et avoisiner les 2,5 millions de spectateurs, soit près de 500.000 de plus qu'en 2003. Quatre catégories de prix de billets ont été établies. Une place en catégorie "4" oscillera entre 12 et 30 euros. La catégorie "3" coûtera entre 18 et 70 euros. On monte très vite. La catégorie "2" vaut entre 29 et 100 euros et enfin pour une rencontre de catégorie "1", France-Irlande par exemple, les billets seront vendus entre 39 et 150 euros. Pour les phases finales, le spectateur devra débourser entre 180 et 220 euros en quart, 300 en demie et entre 99 et 430 euros pour la finale. source: sport.fr |